Éditeur :

La vérité sur l’avortement aujourd’hui

18,95 $

Auteur : Sabine Faivre

Date de publication : 1 avril 2006

Broché ; 160 p. ; 15 x 22 cm ; 228 g


L’objectif de cette étude est d’évaluer le retentissement psychologique de l’avortement auprès de toutes les personnes impliquées dans cette pratique, et de dégager, à partir de l’observation de cette réalité, de nouveaux enjeux d’ordre éthique.

L’étude repose sur une enquête menée durant plusieurs mois, au sein même du système hospitalier.

L’axe visé a été à la fois celui de l’observation neutre et de l’écoute empathique des personnes, de l’assistante sociale au médecin en charge des IVG, des femmes concernées aux conseillers conjugaux et aux équipes d’infirmiers.

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ISBN: 9782740312773
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Description

L’objectif de cette étude est d’évaluer le retentissement psychologique de l’avortement auprès de toutes les personnes impliquées dans cette pratique, et de dégager, à partir de l’observation de cette réalité, de nouveaux enjeux d’ordre éthique.

L’étude repose sur une enquête menée durant plusieurs mois, au sein même du système hospitalier.

L’axe visé a été à la fois celui de l’observation neutre et de l’écoute empathique des personnes, de l’assistante sociale au médecin en charge des IVG, des femmes concernées aux conseillers conjugaux et aux équipes d’infirmiers.

Toutes les entrevues ont fait l’objet d’une retranscription fidèle : elles montrent, parfois de façon saisissante, la réalité vécue par les différents acteurs.

On est au coeur du système, et ce qu’on observe nous interpelle très profondément : le malaise des soignants, l’inadéquation entre la loi et les réalité vécues, des dysfonctionnements générant des situations injustes, les pressions répétées, les IVG « tardives » pratiquées au-delà du délai sans consultation préalable, l’urgence à agir, l’absence de temps d’écoute et de parole, mais surtout la souffrance personnelle vécue par chacun, à tous les niveaux, et une forme insidieuse de loi du silence qui l’empêche d’être entendue.

Cette observation ne se veut pas représentative ; cependant, elle dit quelque chose des enjeux éthiques soulevés au sens large par la pratique de l’avortement aujourd’hui en France, et appelle à une prise de conscience collective.

L’auteure, sociologue et psychologue, mère de trois enfants et active dans le diocèse de Fréjus-Toulon a voulu voir quelle réalité recouvre la locution idéologiquement correcte d’IVG, “Interruption Volontaire de Grossesse” dont le synonyme plus usuel est “avortement”.

Selon le discours officiel, l’IVG, droit récemment reconnu à la femme, est, avec la contraception, dont elle corrige les erreurs éventuelles, l’instrument de sa libération sexuelle : intervention chirurgicale bénigne ne nécessitant même pas une journée complète d’hospitalisation, ou mieux encore, grâce au RU 486, expulsion précoce de l’embryon sans autre sensation que des règles un peu douloureuses.

Jadis tenu pour un crime, cet acte est aujourd’hui non seulement un droit, mais, de l’avis de plusieurs, un devoir en cas de malformation grave du fœtus.

Les instances internationales y attachent tellement d’importance qu’elles font pression sur les États récalcitrants pour qu’ils ne s’en tiennent pas à des conceptions morales dépassées.

Sabine Faivre, elle, a voulu connaître la “réalité psychologique” de l’avortement.

Elle a assisté pendant deux mois, en milieu hospitalier public, à des entretiens pré-IVG (obligatoires pour les mineures, facultatifs pour les majeures) et elle a interrogé tous les acteurs concernés : assistantes sociales, conseillers conjugaux, psychologues, infirmiers et médecins.

La première partie de son ouvrage est la transcription de ce qu’elle a jugé le plus significatif de ces entretiens et la deuxième partie leur analyse.

Le fait que ceux qu’elle cite donnent une image négative de la situation ne prouve pas que, peut-être, d’autres, qu’elle ne cite pas, n’auraient pas donné un autre son de cloche.

Mais enfin, les paroles qu’elle a transcrites ont bien été prononcées et suffisent à justifier l’inquiétude du lecteur.

En fait de liberté, on ne voit dans son livre que des femmes soumises à de lourdes pressions non seulement des circonstances, mais de leurs parents, et plus souvent de leur “copain”, de leur “mec”, le mot “mari” n’apparaissant pas dans le texte, “obligées”, “forcées” de faire ce qu’elles auraient préféré ne pas faire.

Certaines sont bouleversées d’avoir entendu, à l’échographie, battre le cœur de l’enfant condamné.

Des femmes hésitantes auraient eu besoin d’un long entretien, peut-être de plusieurs, mais l’assistante sociale, pressée de “faire vite” par le nombre des candidates et l’insistance du médecin, n’a que le temps de leur préciser les modalités de l’intervention sans leur faire envisager d’autres solutions (accouchement sous X, maison maternelle, adoption) ; des médecins font ce travail peu gratifiant parce qu’il fut bien que quelqu’un le fasse, mais en sont écoeurés ; des psychologues voient revenir après coup des femmes complètement déstabilisées.

Elle-même dit avoir été “lessivée, broyée” par tout ce qu’elle avait vu et entendu.

Bref, le tableau n’est pas brillant.

Il est certain qu’aucune des personnes qui parlent dans ces pages ne considère l’avortement comme elle considérerait l’opération d’une appendicite ou la pose d’une prothèse de la hanche, et le non-dit rendu obligatoire par la pression de l’idéologie officielle augmente le malaise de tous.

Cet ouvrage a été préfacé par Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon qui rappelle que “la vie est un cadeau du ciel” et appelle à une prise de conscience collective sur le respect de la vie et la dignité des personnes.

On souhaiterait que ce petit livre peu couteux connaisse une large diffusion auprès des jeunes et moins jeunes en âge de procréer, et leur fasse comprendre que l’amour, qui mène à la transmission de la vie, est une joie, mais n’est pas une bagatelle.


Présentation de la démarche 5
Les témoignages sur la pratique de l’avortement
I. Compte-rendu des entretiens pré-IVG – Hôpital de F 9
1. du 20 mars 2002 9
2. du 15 mai 2002 12
– Premier entretien 14
– Deuxième entretien 15
– Troisième entretien 19
– Quatrième entretien 20
– Cinquième entretie 21
– Sixième entretien 22
II. Enquête auprès du personnel infirmier de gynécologie-obstétrique : Hôpital de F. 25
III. Rencontres avec le gynécologue-obstétricien chargé des IV Hôpital de F. 33
1. IVG 33
2. IMG 37
IV. Entretien avec le Professeur N. (Marseille – jeudi 25 avril 2002) 41
1. Présentation de la démarche 41
2. L’IVG 43
3. L’IMG 52
V. Entretien avec le Docteur M., généticienne au centre de diagnostic prénatal de L. 55
VI. Entretien auprès d’une jeune femme ayant subi une IVG (Paris) 61
VII. L’accompagnement après l’interruption volontaire de grossesse : AGAPA 69
VIII. Le suivi des personnes touchées par l’avortement : Tony Anatrella 79
Analyse
Introduction 89
I. L’avortement à l’épreuve de la réalité 91
1. Constatations sur la pratique de l’IVG 91
a – Les cas d’avortements clandestins 91
b – Le nombre total d’IVG n’a pas diminué 92
c – Le paradoxe contraception – IVG 93
2. Le système de prise en charge 94
a – l’accès à l’information 94
– des femmes 94
– du personnel participant à l’entretien pré-IVG 96
b – les moyens d’accompagnement des femmes et du personnel 97
– État des dispositions mises en oeuvre pour accueillir les femmes 97
– L’accompagnement post-IVG 98
3. La prise en charge des femmes 100
a – Les conditions d’accueil 100
b – Les cas limites 100
II. « Vivre au mieux » l’IVG ? 103
1. Les situations nouvelles 103
a – Les nouveaux cas de maltraitance sur mineure 103
b – La réduction du délai de prise en charge 104
c – De nouveaux cas de conscience 105
2. L’IVG vue du côté des soignants 107
a – Le vécu des soignants 107
– Des sentiments contradictoires 107
– Besoin de parler et d’être écouté 109
b – Le sens de l’acte 109
c – La clause de conscience en question 110
3. L’IVG vue du côté des travailleurs sociaux 111
a – Le rôle des personnes 112
b – Le rôle du discours : ce qu’il permet et ce qu’il empêche 112
– Entre la loi et la réalité du vécu 113
– Modifications comportementales face au délit d’entrave à l’IVG 113
– Aide et non-dit 113
c – Aide sociale et attente des femmes : des malentendus 114
4 – Ce que les femmes nous disent de l’IVG 115
a – L’IVG, vécue comme un passage obligé 115
b – Des pressions révélées 116
c – Des attentes insatisfaites 117
d – Un retentissement profond et durable 117
– Souffrances physiques et psychologiques 117
– Déni et culpabilité 119
– Des répercussions sur la confiance en soi et la capacité à devenir une « bonne » mère : IVG et maltraitance 119
– Des séquelles difficiles à éliminer si l’on n’aide pas à libérer la parole 120
Conclusion 123
Annexes
Journal 125
Loi du 4 juillet 2001 129

L’auteur, certifiée en Lettres, diplômée en éthique médicale et titulaire d’une maîtrise de sociologie est actuellement en fin de licence de psychologie à Nice.

Elle a déjà réalisé un mémoire sur la fin de vie lors de son stage de maîtrise de sociologie, mémoire fondé sur la même démarche empirique : celle de la rencontre et de l’écoute. Elle se dirige aujourd’hui vers un master de psychologie clinique et vers une spécialité : la clinique des traumatismes. Maman de trois enfants de 10, 9 et 6 ans, elle est, avec son mari, déléguée à la « Pastorale de la vie » sur le Diocèse de Fréjus-Toulon depuis 2001.

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