Éditeur :

Paul Claudel et l´actualité de l´être

51,95 $


Date de publication : 15 janvier 2011

Broché ; 384 p. ; 15 x 22 cm ; 506 g


«Vous avez parfaitement raison de m’appeler un poète thomiste car les principes thomistes sont mêlés à chacun des mouvements de ma vie artistique.» «J’ai appris le langage scolastique par l’usage. (…) Les deux Sommes ont été une merveilleuse nourriture pour mon esprit, non seulement au point de vue philosophique mais au point de vue artistique. L’intelligence ne joue pas le rôle essentiel dans la création artistique, mais elle joue un rôle maïeutique et illuminateur immense…»

En stock (peut être commandé)

Description

«Vous avez parfaitement raison de m’appeler un poète thomiste car les principes thomistes sont mêlés à chacun des mouvements de ma vie artistique.» «J’ai appris le langage scolastique par l’usage. (…) Les deux Sommes ont été une merveilleuse nourriture pour mon esprit, non seulement au point de vue philosophique mais au point de vue artistique. L’intelligence ne joue pas le rôle essentiel dans la création artistique, mais elle joue un rôle maïeutique et illuminateur immense…»

Les textes de Paul Claudel nous donnent un souffle en nous transmettant l’essentiel de la pensée de l’être de l’Aquinate. Ébloui par la splendeur, Claudel «regarde» les choses, et l’univers lui raconte l’accord présent le faisant postuler la parenté ontologique, que les êtres entretiennent avec leur Source.

Pourtant, l’exégèse moderne s’est efforcée d’effacer l’essentiel des structures poétiques claudéliennes, comme celle de l’ontologie thomiste. Ici, quelques attitudes évocatrices sont signalées afin de faire voir à quel point ces analyses, à la fois impétueuses et sinistres, ont déformé le langage de Claudel, en l’écartant de son origine.

Le présent livre entreprend donc, à l’encontre de l’opinion générale, une analyse visant à découvrir l’essentiel du « présupposé ontologique « qui est tout l’avantage de Claudel. Il s’agit d’assimiler à l’être, en son infinie diversité, tout ce qui existe et d’entrer ainsi, pour reprendre un terme proprement claudélien, dans la « passion de l’univers «.

La conclusion cherche à définir la poésie de Claudel comme une entité ontologiquement double. C’est la réflexion accueillie par la parole poétique, l’une et l’autre étant désormais élevées au rang d’une synthèse, exceptionnelle dans les lettres modernes. Claudel nous livre un merveilleux espace dont l’intuition seule connaissait l’itinéraire, c’est-à-dire l’objectif final de tout effort qu’est l’être.

Bostjan Marko Turk (1967) a fait ses études de français, slovène et de lettres classiques à l’Université de Ljubljana (Slovénie). Il a soutenu en Sorbonne (Paris IV) une thèse de doctorat préparée sous la direction de Dominique Millet-Gérard. Il est actuellement professeur de la littérature française à la Faculté des lettres (Ljubljana). Il a de même enseigné la langue et littératures slovènes à l’Inalco (Paris)

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Seulement les clients connectés ayant acheté ce produit peuvent laisser un avis.

0